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Attitude Vs Comportement (1)

Dictionnaire philosophique – André Comte Sponville

Croyance :« Croire, c’est penser comme vrai, sans pouvoir absolument le prouver. La croyance est moins précise que le « savoir » ou la « foi » toute en les enveloppant l’un et l’autre. 

Comportement : « Façon d’agir, entant qu’elle peut être saisie de l’extérieur. S’oppose à ‘motif’ ou ‘motivation’, et plus généralement à tout ce qui ne peut être saisi que subjectivement ou de l’intérieur. »

Larousse – www.larousse.fr/dictionnaires/

Attitude (définition psychologique): Système organisé et relativement stable de dispositions cognitives d’un sujet vis-à-vis d’un objet ou d’une situation dont il évalue le contenu comme vrai ou faux, bon ou mauvais, désirable ou indésirable

Comportement : Manière d’être, d’agir ou de réagir des êtres humains, d’un groupe, des animaux ; synonymes (attitude, conduite)

Gordon Allport (1935)

Attitude : une attitude représente un état psychique et nerveux de préparation à répondre, organisée à la suite de l’expérience et exerçant une influence directrice ou dynamique sur les réponses de l’individu à tous les objets et à toutes les situations qui s’y rapportent.

Problématique de l’induction chez Hume : Connaissance objective – Karl Popper

Hume s’est intéressé à la question de savoir si nous pouvons justifier certaines de nos croyances par des raisons suffisantes. Pour Hume cela soulève un problème de logique est un problème psychologique :

Problème logique : sommes-nous justifiés à raisonner à partir de cas répétés, dont nous avons l’expérience, sur d’autres cas (conclusions) pour lesquels nous n’avons pas d’expérience.

Problème psychologique : pour quelles raisons, tous les gens sensés s’attendent-ils à ce que les cas pour lesquels nous n’avons aucune expérience se conforment à ce dont nous avons l’expérience ? Pourquoi y croient-ils ? Pourquoi avons-nous des attentes dans lesquelles nous avons une grande confiance ?

Scénario de vie : Que dites-vous après avoir dit bonjour ? – Eric Berne

L’enfant est né libre, mais il apprend vite que les choses se passent tout autrement.

Pendant les deux premières années il est programmé essentiellement par sa mère. Ce programme constitue le squelette originel de son scénario, le « protocole primitif » d’abord centré sur « avaler » ou « être avaler » puis, quand les dents poussent sur « déchirer » ou « être déchirer ».

Cela revient à être le marteau ou l’enclume, comme dit Goethe, et l’on retrouve ici les façons les plus primitives de perdre ou gagner. Les échos du rapport d’origine resteront toujours audibles dans les moments de stress ou d’irritation. Très peu de gens se souviennent de cette période, la plus importante à beaucoup d’égards ; il faudra essayer de la reconstituer.

De deux à six ans, le terrain le plus solide parce que presque tout le monde se souvient de quelques transactions, incidents, impressions de cette période de formation du scénario. En fait, après le sevrage et l’apprentissage de la propreté, les directives les plus universelles, qui ont les effets les plus durables, concernent la sexualité et l’agression.

L’organisme et l’espèce survivent grâce à des circuits intégrés par la sélection naturelle. Ces directives requièrent la présence d’une autre personne, ce sont des activités dites « sociales ». Intégrés également sont les circuits qui modèrent lesdites impulsions et engendrent les tendances opposées : renoncement, réserve, retenue, toutes qualités permettant aux gens de vivre ensemble dans une tranquillité raisonnable.

La programmation parentale détermine de quelle manière et à quel moment les impulsions peuvent s’exprimer, et comment et quand elles doivent être réprimées. Elle utilise les circuits d’origine en les agençant de manière à obtenir certains résultats ou aboutissements. À la suite de cette programmation, de nouvelles caractéristiques apparaissent, qui constituent autant de compromis entre impulsions et restrictions. De l’avidité et du renoncement, surgit la « patience », …, du combat et de sa retenue, le « discernement », de la malpropreté et de la discipline surgit le « travail soigné ». Toutes ses qualités sont enseignées par les parents, et programmées au cours des années plastiques entre deux et six ans.

Penser Martien :

Quand les parents contrarient ou essayent d’influencer la libre expression de leurs enfants, leurs directives sont interprétées différemment par le parent en question, les témoins et l’enfant lui-même. Il existe en fait cinq points de vue différents :

  1. Ce que le parent affirme avoir voulu dire.
  2. Ce qu’un témoin « naïf » pense que le parent a voulu dire.
  3. Le sens littéral de ce qui a été dit.
  4. Ce que le parent a vraiment voulu dire.
  5. Ce que l’enfant a saisi.

Les deux premiers sont des points de vue « terrien » de « péquenot », et les trois derniers sont les vrais points de vue « martien ».

Les analystes transactionnelles ont simplement observé que le destin ultime de l’individu semblait davantage déterminé par les décisions de l’enfance que par les intentions de l’âge adulte.

Gérard ROCHAT

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